Changer l’école commence dans nos têtes

3 jours au sein de l’Ecole des Cadres Missionnés à Montrouge pour les Responsables Education Inclusive du territoire. L’actualité nous amène au changement, notamment dans nos relations de travail avec le milieu médico-social, la généralisation des Pôles d’Appui à la Scolarité étant planifiée pour la rentrée 2027.

Notre cerveau sabote l’inclusion. Pas par malveillance — par biologie. Il est câblé pour résister au changement, fuir l’incertitude, revenir à ses habitudes rassurantes. C’est ce que les neuroscienciens appellent le biais négatif : face à l’inconnu, le cerveau dramatise, anticipe le danger, freine des quatre fers. Et quand on lui demande de changer ses pratiques professionnelles, de collaborer avec des partenaires qu’il ne connaît pas, d’accueillir des élèves dont les besoins le déstabilisent — il résiste. Silencieusement, mais sûrement.

C’est une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui veulent transformer l’école de l’intérieur. Mais c’est aussi, paradoxalement, une excellente nouvelle : si on comprend le mécanisme, on peut le déjouer.

Car l’inclusion scolaire n’est pas qu’une question de moyens ou de bonne volonté. C’est une question de culture, de partenariats, et d’apprentissage collectif du changement. Depuis plus d’un siècle, la France construit — laborieusement, par à-coups, avec ses avancées et ses reculs — un système qui tente de faire une place à tous les élèves, y compris les plus fragiles. Des lois fondatrices aux dispositifs d’aujourd’hui, des classes de perfectionnement de 1909 aux AESH de 2005, chaque étape a demandé de bousculer des habitudes, de croiser des univers professionnels qui ne se parlaient pas, d’inventer des coopérations là où régnaient les cloisonnements.

Deux conférences récentes ont mis en lumière ces deux faces d’un même défi : comment construire des partenariats durables entre l’école et le secteur médico-social ? Et pourquoi est-il si difficile — neurologiquement, institutionnellement, humainement — de changer ? Les réponses sont éclairantes. Et elles donnent, enfin, des prises concrètes pour agir.

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